Vive la consigne !

Enfant, je n’ai jamais pris comme une corvée de devoir rapporter les bouteilles consignées près de la supérette du quartier. Ma maman les alignait soigneusement dans mon cabas et moi, je prenais garde à ne surtout pas les casser. Ce chargement était bien trop précieux ! Rendez-vous compte, à la fin, il se transformait en quelques francs et ces quelques francs devenaient, eux, des bonbons ! Un miracle.

Alors oui, du haut de mes jeunes années en culotte courte, j’aimais la consigne. Pourtant je n’avais alors pas conscience que mon geste était, en plus, vertueux !

Et puis j’ai vu.

J’ai vu les plages perdues au milieu de l’Asie, envahies de plastique au point de ne pouvoir y poser un pied. J’ai vu les dépotoirs à ciel ouvert entre deux coins de nature qu’on m’avait pourtant vendus comme « préservés ». J’ai vu mes collègues parisiens acheter tous les midis des plats à emporter servis dans des barquettes en plastique, avec des couverts en plastique, dans des sacs en plastique. A la fin de l’année, un Everest de plastique. Et j’ai vu que ça, pour moi, pour mes enfants, pour demain, ce n’était plus possible !

Alors quand nous avons commencé à travailler sur Biscornu, nous avons tout de suite pris une décision radicale : NON AU PLASTIQUE ! Nous ne pouvions pas nous engager pour un Monde qui nous semble plus juste, sans tenir compte de l’impact de notre activité et sans vous proposer une alternative simple, efficace, indolore.

Nous avons choisi d’utiliser des bocaux et verrines en verre et nous travaillons à systématiquement mettre en place un système de consigne. Et promis, vous ne serez même pas obligés de nous les rapporter en culotte courte !

Et vous, pensez-vous que la consigne soit une bonne idée ?